Comment est fait un érable, un hêtre ou un épicéa - la plus part des gens le savent puisque ces arbres sont nombreux à l'orée de nos bois. Voir un tulipier ou séquoia en liberté dans la nature de chez nous est inhabituel, mais cela est possible car dans la forêt de Haslach près de Herrenberg poussent des arbres qu'on ne trouve habituellement que dans des pays lointains. Le directeur de l'administration forestière de Herrenberg Hansjörg Dinkelaker décrit ce qu'on appelle l'arboretum de Herrenberg-Haslach, un but d'excursion instructif et intéressant qui attire les amis de la nature.

Les bois autour de Herrenberg sont riches en essences d'arbres et de buissons autochtones. Mais aussi des arbres venant de pays et continents lointains ont trouvé une place dans notre forêt, même si s'il n'y a qu'un petit nombre d'exemplaires de chaque espèce. Reconnaître cette multiplicité d'essence et retrouver des arbres et buissons forestiers qui pour certains sont rares n'est souvent pas facile. C'est pour cette raison qu'à la fin des années 70 l'idée est née de faire pousser toutes les essences d'arbres et de buisson existant dans la forêt à un endroit déterminé afin d'en faciliter l'étude de leur multiplicité et leurs caractéristiques aux visiteurs intéressés et aux écoliers. La ville de Herrenberg a mis à la disposition du projet un terrain d'un bon hectare dans la forêt de Haslach, qui était à ce moment là justement en jachère et qui par ses argiles de décomposition du calcaire et ses argiles fines de différents degrés de fraîcheur offrait des possibilités de plantation larges et favorables. En effet chaque plante a ses exigences propres et tout à fait spécifiques à l'égard du sol. La plantation fut étudiée et préparée par l'administration forestière de Herrenberg.

Plus de 80 essences différentes

En plus de nos arbres et buissons forestiers autochtones on trouve dans l'arboretum des essences d'arbres des régions méditerranéennes d'Asie mineure, de Chine, du japon et du continent Nord Américain. L'arboretum est continuellement entretenu et complété. On vient par exemple d'y ajouter un sapin falciforme du Japon, qui compte parmi les essences rares. Le nombre des essences (et en règle générale il y a plusieurs exemplaires d'une essence) est maintenant de 80 essences. Dans l'avenir ce nombre doit devenir 100 essences différentes d'arbres et de buissons. Les séquoias sont particulièrement impressionnants par leur croissance et la taille qu'ils ont déjà atteinte ' mais aussi par leur beauté. Ils sont originaires de la côte du Pacifique d'Amérique du Nord. Celui qui s'est déjà rendu là-bas et a vu le "General Sherman" sait ce qu'un tel arbre peut devenir : son diamètre est de près de 10m, sa hauteur de 84m et sa couronne a un diamètre de 33 mètres. Pas loin de là se trouve le tulipier. Lui aussi a sa patrie en Amérique du Nord, cette fois plutôt à l'est. Un arbre aux fleurs étonnantes (d'où son nom !), et au beau nom latin de Liriodendrom tulipifera. Goethe a écrit autrefois un poème plein de sens sur le Ginkgo ("Dieses Baumes Blatt, der von Osten meinen Garten anvertraut..." 'Le feuillage de cet arbre, qui de l'est met mon jardin sous sa protection''). Deux exemplaires de cette essence se sont maintenus jusqu'à présent à l'arboretum, toujours à nouveau "secoués" par le gel, mais qui ont toujours à nouveau bourgeonné, espérons qu'ils deviendront eux aussi un jour de grands arbres géants comme on les trouve dans certains de nos parcs et comme il en poussait durant l'ère géologique primitive du perme sur notre terre. Des fossiles de cet arbre datant de l'ère du pliocène, d'il y a 30 millions d'années, ont été trouvés chez nous en Europe, tandis que maintenant les ginkgos vivant proviennent des forêts vierges de Chine dans la région du fleuve Yang-Tse Kiang.

Exemplaires rares du monde végétal

Le 'séquoia des forêts vierges', longtemps seulement connu chez nous sous la forme de fossile se trouve lui aussi dans l'arboretum. Lui aussi a été découvert comme plante vivante en 1945 en Chine et décore depuis de ses feuilles ressemblant à des mimosas certains jardins et parcs. Il est certainement aussi croustillant pour le visiteur intéressé de l'arboretum, d'étudier les différentes espèces de sapins, pins et épicéas, et de constater que le sorbier de l'oiseleur, l'alisier blanc, l'alisier terminal et le sorbier domestique sont cousins et que le poirier et le pommier sont des arbres de nos bois. Afin de pouvoir longtemps observer les rameaux, bourgeons et fruits il n'est pas permis de couper, ou pire d'arracher, des branches des arbres et buissons de l'arboretum. Toutefois chacun est invité à contempler, étudier ou simplement se réjouir de la diversité des essences.

 

On trouve le plus facilement le chemin menant à l'arboretum en partant du parking de la "Schulmeisterbuche". (Voir l'esquisse de carte.) Ce parking se trouve à l'entrée du "Spitalwald" le long de la B 28 en direction de Nagold. En à peine 15 minutes de marche à travers l'ex-forêt de l'hôpital de Herrenberg on se trouve, si l'on a suivi les belles pancartes en bois, dans l'arboretum. Il est également facile d'atteindre l'arboretum par le ÖPNV. Depuis le gare des trains urbains (S-Bahnhof) Herrenberg (ligne-S1) dans un rythme d'un bus toutes les demi-heures de Herrenberg et en direction de Stuttgart des bus se rendent en env. 5' de l'arrêt "Kalkofenstraße" (près du bureau de post) à l'arrêt "Schulmeisterbuche" (ligne de bus 776).

L?arboretum n?a bien sûr pas d?heures d?ouverture, il peut être visité en tout temps.